Les outils de la transition environnementale et sociétale

ECONAV a développé un ensemble d’outils dédiés aux acteurs du nautisme et du monde maritime littoral pour accompagner chacun dans la décarbonation, la transition environnementale et sociétale.

Réduire les impacts sur le milieu, accompagner la transition environnementale et énergétique des acteurs : c’est l’engagement d’ECONAV depuis près de 15 ans. Cette expertise, l’association la met désormais au service de l’accompagnement individuels des structures et organisations.

Une expertise sectorielle. Le plus d’ECONAV ? Une connaissance fine des enjeux de la transition du secteur nautique et maritime côtier, et de l’ensemble du cycle de vie des bateaux et autres supports, à terre comme en mer : conception, matériaux, construction, usages, entretien et carénage, mouillage, rejets, fin de vie. Cette approche permet de replacer chaque question dans la réalité technique de la filière et d’identifier les leviers de changement praticables, efficaces et désirables.

Un écosystème. ECONAV, c’est aussi un réseau de partenaires publics, privés, scientifiques, académiques et associatifs qui garantit une veille et des apports techniques, réglementaires et scientifiques continus, dans une dynamique de partage, de retours d’expérience et de mise en relation. Ce réseau s’appuie sur les travaux conduits depuis 2013 dans le cadre du Programme Éconaviguer dans les eaux françaises, mené avec l’Office français de la biodiversité, l’Université Bretagne Sud et l’Université de Montpellier : cahiers techniques, groupes de travail thématiques, webinaires, rencontres interprofessionnelles, enquêtes. Il assure une lecture sectorielle des résultats et la mise en relation avec les solutions existantes.

Une posture. Ces démarches émergent de la situation réelle de la structure, de ses contraintes économiques et de ses savoir-faire, pour construire avec elle un chemin de progression. Mesurer, évaluer, transmettre, valoriser : autant d’actes qui deviennent collectifs, au service d’un nautisme durable.

Un accompagnement sur mesure. Les besoins des structures ne se recouvrent pas. Chaque intervention est donc construite, dans son format comme dans son contenu. Les cinq accompagnements présentés ci-après se combinent volontiers : un Bilan Carbone® gagne à être complété d’un diagnostic RSE, une Fresque de la Plaisance ouvre souvent sur une formation ou sur un travail de valorisation.

Un cadre national. Ces démarches répondent à des priorités désormais inscrites dans les politiques publiques. La Feuille de route nationale du nautisme et de la plaisance, dévoilée en septembre 2025, engage les professionnels dans la transition écologique de leur entreprise et consacre un axe entier à l’attractivité de la filière, à l’éducation à la mer et aux formations professionnelles. La Stratégie nationale pour la mer et le littoral 2024-2030 place la neutralité carbone et l’équité parmi ses quatre priorités et vise la décarbonation de l’ensemble des flottes, plaisance comprise. La Stratégie nationale biodiversité 2030 rappelle enfin que la lutte contre l’érosion du vivant est indissociable de celle contre le dérèglement climatique, et prévoit l’accompagnement des TPE et PME par Bpifrance et l’ADEME.

La Fresque de la Plaisance

L’atelier d’intelligence collective pour construire une plaisance responsable, comprendre et diminuer les impacts environnementaux, protéger le vivant et les écosystèmes

La Fresque de la Plaisance a initialement été conçue pour la façade méditerranéenne par l’association Voiles de l’énergie et de l’environnement – V2E, en partenariat avec Neede, l’Atelier Bleu CPIE et le Parc national des Calanques.

ECONAV en a développé une version adaptée à l’ensemble des façades maritimes de la métropole, qui met l’accent, au-delà de la sensibilisation, sur l’engagement et le passage à l’action concret. Ce développement a été réalisé avec l’appui des étudiants de la licence professionnelle Nautisme et Métiers de la plaisance de l’Université Bretagne Sud.

Le principe : un format d’intelligence collective : un groupe qui construit ensemble une vision partagée des enjeux. Inspiré de la Fresque du Climat, l’atelier retrace tout le cycle de vie d’un bateau, de la construction jusqu’à la fin de vie, pour révéler collectivement l’ensemble des impacts environnementaux du nautisme.

Pourquoi ? Avec 13 millions de pratiquants, occasionnels ou réguliers, et 1 100 000 bateaux de plaisance immatriculés en France, le secteur nautique représente une économie considérable. La navigation est une activité d’émerveillement et de découverte du milieu naturel ; comme toute activité, elle compte son lot d’impacts environnementaux. Le monde vit une trajectoire environnementale préoccupante : 6 des 9 limites planétaires sont franchies depuis 2023. Aucune activité ne peut désormais s’exonérer de prendre sa part.

La raison d’être de la Fresque de la Plaisance est d’accélérer la compréhension des enjeux environnementaux de la plaisance et d’en saisir la complexité, pour contribuer à déclencher, au plus tôt, les bascules nécessaires à la préservation du vivant. Appuyé sur un socle scientifique et institutionnel solide — une centaine d’études —, l’atelier permet aux participant·es d’en repartir motivé·es et outillé·es pour agir à leur niveau.

Fresque de la Plaisance

Pour qui ? Professionnel·les, plaisancier·es, propriétaires ou équipier·es, et toutes celles et ceux qui sont en relation avec elles et eux : clubs nautiques, loueurs, salariés de chantier naval, équipages amateurs et professionnels, formateurs, brokers, skippers, shipchandlers…

Les ateliers s’adaptent aux team-buildings, kick-off de projets ou ateliers RSE en entreprise. Ils conviennent aussi à la sensibilisation des plaisanciers, des membres de clubs nautiques ou des organisateurs d’événements nautiques, et peuvent être animés dans le cadre de formations maritimes.

Déroulé de l’atelier :

  • Durée : 2h30 à 3h00 environ, en présentiel.
  • Groupe : 4 à 15 participant·es, réuni·es debout autour d’une table.
  • Animation : une démarche ouverte, à la main des participant·es, l’animateur·trice veillant à la cohérence de la production.

Le matériel :  deux tables,  une pour la fresque, de 200 x 90 cm minimum, et une plus petite pour présenter les cartes, un paperboard ou un tableau magnétique avec des aimants.

Le Bilan Carbone®

Mesurer et piloter pour engager et agir

Le Bilan Carbone® par ECONAV
Accord de Paris

Savoir d’où l’on part : dans un secteur désormais confronté à l’impératif de décarbonation, la démarche suppose un préalable simple : savoir précisément d’où l’on part, mettre en place des indicateurs objectifs, suivre son évolution grâce à un tableau de bord, pouvoir se comparer à d’autres et, surtout, engager les actions qui feront la différence. ECONAV accompagne les acteurs du secteur dans la réalisation de leur Bilan Carbone® et de leur plan de décarbonation.

Une méthode de référence, pas un simple calcul. Née à l’initiative de l’ADEME et portée aujourd’hui par l’Association pour la transition Bas Carbone (ABC), la méthode Bilan Carbone® constitue le standard français d’évaluation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Sa version 9, entrée en application en 2025, structure la démarche en sept étapes et l’adosse à trois niveaux de maturité, afin d’ajuster l’exigence aux moyens réels de chaque organisation, du tout premier exercice au pilotage confirmé d’une stratégie climat.

Sa philosophie tient en une formule : compter pour agir. Le bilan n’est pas une fin en soi mais le point de départ d’un plan de transition assorti d’objectifs de réduction, d’actions chiffrées, d’une trajectoire crédible et d’indicateurs de suivi. Les sept étapes conduisent du cadrage et de la mobilisation des parties prenantes à la comptabilisation des émissions en tonnes équivalent CO₂, puis au plan de transition.

La méthode est compatible avec les autres grands référentiels nationaux et internationaux : ISO, GHG Protocol, réglementation française, directive CSRD — ce qui sécurise les organisations soumises à des obligations de reporting ou sollicitées sur ces critères dans les appels d’offres.

Prévenir et créer des opportunités. La méthode invite à regarder au-delà des seules émissions, en identifiant ce que le climat et la transition font peser sur l’activité : risques physiques, variations du prix de l’énergie, évolutions réglementaires. Elle permet aussi de créer de réelles opportunités auprès des donneurs d’ordre, des financeurs, du marché et de tout autre prescripteur.

La Feuille de route nationale du nautisme et de la plaisance place d’ailleurs cette démarche en tête de ses priorités, en visant précisément l’engagement des professionnels dans la transition écologique par la réalisation du bilan carbone de leur entreprise.

Le diagnostic RSE 

Évaluer et dialoguer pour engager et progresser

Au-delà du carbone. La responsabilité d’une structure ne se joue pas seulement sur le carbone : gouvernance, conditions de travail, achats, relations avec les territoires, les usagers et les clients en font tout autant partie. La structurer suppose un préalable simple : faire le point sur ses pratiques, se doter d’un cadre reconnu plutôt que d’affirmations, identifier ses priorités comme ses angles morts, suivre ses progrès et pouvoir se comparer à d’autres.

Complémentaire du Bilan Carbone®, qui quantifie les émissions, le diagnostic RSE examine la gouvernance, le social et les relations aux parties prenantes qui conditionnent la réussite du plan d’action.

Une méthode de référence, pas un simple questionnaire. Publiée sous l’égide de l’ISO et portée en France par le groupe AFNOR, la norme ISO 26000 est l’unique référentiel international fournissant des lignes directrices en matière de responsabilité sociétale. Élaborée avec la participation de plus de quatre-vingt-dix pays, elle n’est pas certifiable : elle ne délivre pas un satisfecit mais un cadre de progression, ce qui en fait un excellent outil de diagnostic.

Elle structure l’analyse autour de sept questions centrales — gouvernance de l’organisation, droits de l’Homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs, communautés et développement local — et de sept principes, dont la redevabilité, la transparence et le respect des intérêts des parties prenantes.

Le diagnostic n’est pas une fin en soi mais le point de départ d’un plan de progrès assorti d’engagements, d’actions et d’indicateurs de suivi. Le cadre est compatible avec les autres grands référentiels : Objectifs de développement durable, standards GRI, directive CSRD.

Prévenir et créer des opportunités. La démarche invite à regarder au-delà de la seule conformité, en identifiant ce que les évolutions sociales, réglementaires et de marché font peser sur l’activité : métiers en tension et difficultés de recrutement, perte de savoir-faire, accidentologie, exigences croissantes en matière de reporting de durabilité.

Elle ouvre des opportunités auprès des donneurs d’ordre, des collectivités concédantes, des financeurs et du marché, en renforçant dans le même mouvement l’attractivité employeur et l’ancrage territorial.

La traduction sectorielle. L’expertise d’ECONAV permet de traduire chaque question centrale de l’ISO 26000 dans la réalité quotidienne des structures, et d’identifier les leviers de progrès réellement praticables.



Ocean decade
Le diagnostic RSE par ECONAV

Les formations en Éconavigation 

Comprendre et transmettre pour engager et agir

Les formations en éconavigation par ECONAV

Pourquoi former ? Aucune solution technique ne produit ses effets si celles et ceux qui conçoivent, entretiennent, encadrent ou pratiquent n’en connaissent ni les enjeux, ni le cadre réglementaire, ni les alternatives disponibles. Chaque module est construit à partir des besoins exprimés et du niveau réel des participants, du premier temps de sensibilisation à la montée en compétence technique.

Des thématiques au cœur de l’éconavigation. Les formations s’appuient sur l’ensemble des travaux du Programme Éconaviguer : cahiers techniques, fiches de retours d’expérience, webinaires techniques et enquêtes. Chaque thématique est traitée selon la même logique — état des lieux des impacts, cadre réglementaire, solutions et innovations disponibles :

  • Le bateau et ses équipements : éco-conception, choix des matériaux et éco-matériaux, construction, équipements du bord, production d’énergie et économies d’eau, fin de vie et déconstruction.
  • L’entretien et le carénage : antifouling, pratiques de carénage, alternatives existantes et réglementation en vigueur.
  • Les rejets et les déchets : eaux noires, eaux grises et eaux grasses, déchets domestiques, pyrotechnie périmée.
  • La propulsion et les nuisances : motorisations alternatives et propulsion électrique, bruit sous-marin, vagues et émissions des moteurs marins.
  • Le mouillage et les milieux : mouillages de moindre impact, habitats sensibles, faune et flore, espèces protégées, aires marines protégées.
  • Les pratiques portuaires : gestion des aires techniques, accueil des plaisanciers, démarches de certification.
  • Les bonnes pratiques et la sensibilisation : écogestes à bord, sens marin, transmission aux pratiquants et aux publics.

Des formats adaptés à chaque acteur. Sélection des thématiques, profondeur technique, durée et format : sensibilisation courte, atelier collectif, journée technique ou module intégré à un cursus existant. ECONAV est ainsi intervenue en appui à la création d’un module sur les bonnes pratiques à bord destiné aux centres de formation des moniteurs de croisière, en partenariat avec l’ENVSN — aujourd’hui I2N —, et conduit une enquête nationale sur les besoins en formation en éconavigation.

Ces formations sont dispensées dans le cadre de la certification Qualiopi, délivrée au titre des actions de formation. Cette certification atteste de la qualité du processus mis en œuvre et ouvre l’accès aux financements publics et mutualisés de la formation professionnelle — OPCO, France Travail, collectivités — pour les structures qui souhaitent en faire bénéficier leurs équipes.

Valorisation et sensibilisation 

Donner du sens pour embarquer et agir à travers des approches stratégiques et opérationnelles pour les acteurs du nautisme et du monde maritime côtier — donner du sens pour embarquer et agir

Des messages justes. L’engagement environnemental ne se transmet pas seul : il demande des messages justes, un récit partagé et des supports qui parlent à celles et ceux qui naviguent, encadrent, entretiennent ou gèrent. L’expertise technique d’ECONAV garantit des messages exacts, à la hauteur des enjeux et à l’abri du greenwashing.

Ces messages ne sont pas des slogans : ils donnent un cadre commun à des acteurs très divers et permettent à chaque structure d’inscrire sa propre parole dans un récit partagé, cohérent d’un port à l’autre, d’une école de voile à un gestionnaire d’aire marine protégée. ECONAV accompagne leur appropriation et leur déclinaison, en veillant à l’harmonisation des contenus produits sur un même territoire.

De la stratégie à l’opérationnel. En amont, l’accompagnement porte sur la stratégie : identification des publics et des messages prioritaires, positionnement environnemental de la structure, cohérence entre les prises de parole et les actions réellement engagées, plan de sensibilisation et choix des relais.

En aval, il devient opérationnel : conception et relecture des supports, contenus web et réseaux sociaux, expositions et signalétique, animations et ateliers, événements et temps forts, formation des référents internes chargés de porter les messages au quotidien.

Un levier de cohésion, d’identité et de fierté. Une démarche de sensibilisation bien menée ne s’adresse pas qu’à l’extérieur. Construire ses messages, c’est décider ensemble de ce que l’on défend : ateliers d’écriture, chantiers participatifs, fresques, journées de restauration ou de nettoyage, formation de référents internes constituent autant de temps de mobilisation fédérateurs, souvent vécus comme de véritables exercices de cohésion.

Valorisation et sensibilisation par ECONAV

La démarche installe aussi une cohérence entre ce que la structure dit et ce qu’elle fait — condition de sa crédibilité — et nourrit une identité et une fierté d’appartenance qui comptent, dans un secteur où l’attractivité des métiers et la fidélisation des équipes sont devenues des enjeux à part entière.

Du moindre impact à la régénération. L’éconavigation ne se résume pas à faire moins de mal. Les travaux menés portent aussi sur ce que les activités nautiques peuvent contribuer à restaurer : mouillages de moindre impact qui laissent les herbiers se recoloniser, suivi de la recolonisation naturelle dans les secteurs soustraits à l’ancrage, remédiation et restauration bio-inspirées, ports actifs en biodiversité, participation des pratiquants aux sciences participatives et à la veille sur les espèces.

C’est ce registre que la valorisation doit privilégier. Le récit d’un milieu qui revient mobilise infiniment mieux que l’énumération des interdits, et il change la place des acteurs du nautisme : non plus seulement une pression à réduire, mais une contribution à la régénération du littoral.

Des messages qui font sens. Le Programme Éconaviguer a construit au fil des années un socle de messages fédérateurs, aujourd’hui repris au-delà du réseau : l’océan comme poumon bleu de la planète, l’océan comme bien commun de l’humanité, et cette idée de sens marin selon laquelle liberté, sécurité et préservation du milieu ne s’opposent pas mais se renforcent mutuellement.